Conférences 2026 de la Société d'Études


Vous êtes auteur, historien, chercheur, passionné... et vous souhaitez nous soumettre votre projet de conférence ? N'hésitez pas à nous contacter, nous ne manquerons pas d'étudier votre proposition à laquelle nous répondrons dans les meilleurs délais.


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Salle B001 Yves-Moraud - UBO - Faculté des Lettres Victor-Segalen

Si la salle est différente,

celle-ci est indiquée en rouge

Sauf modifications annoncées ici et dans la presse, les conférences mensuelles de la Société d’Études de Brest et du Léon se tiennent salle B001 Yves-Moraud à la Faculté Victor-Segalen de Brest.


Si l’entrée est libre et gratuite, l’adhésion à la Société d’Études de Brest et du Léon permet de soutenir l’organisation des conférences proposées par l’équipe des Cahiers de l’Iroise. Merci d’adhérer à la SEBL en suivant ce lien !



Programme 1er semestre 2026

Jeudi 18 juin 2026 à 16h30

Marie-Renée Chevallier-Kervern

en Bretagne : l'élan vers l'universel

par Nadia Podzemskaia, directrice de recherche au CNRS, Institut des textes et manuscrits modernes (ITEM, CNRS/ENS) & Lorenzo Vinciguerra, professeur de philosophie et d'esthétique à l'université Jules-Verne Picardie, petit-fils de l'artiste

Conférence présentée dans le cadre de la parution 

du N° 246 des Cahiers de l'Iroise : René Le Bihan, l'œil absolu

proposant un dossier Marie-Renée Chevallier-Kervern.


Marie-Renée Chevallier-Kervern (1902, Landerneau-1987, Brest) fait ses débuts à Paris comme affichiste, graveuse et sculptrice céramiste en s’inspirant des traditions bretonnes. Elle s’installe à Brest en 1936, où son mari Fernand Paul Chevallier est nommé architecte de la ville. Elle y retrouve Marguerite Sérusier connue à Paris qui la présente à Anna Saluden. Une longue collaboration débute, avec des expositions personnelles régulières, de 1937 à 1961. Engagée activement au sein de la Société des Amis des Arts, Chevallier-Kervern organise en 1938 la conférence de Max Jacob, s’occupe de la Rétrospective Paul Sérusier et de l’exposition Impressionnisme : ses précurseurs et ses héritiers au XIXe siècle. Après la guerre, alors que ses amis Jean Deyrolle et Charles Estienne sont à Paris, elle reste à Brest où son époux s’occupe de la reconstruction de la ville. Elle enseigne à l’École des Beaux-Arts de 1951 à 1962. 

De sa retraite finistérienne, elle traverse en solitaire les grands questionnements artistiques de son temps, contribuant à l’histoire de l’abstraction par un corpus très vaste d’huiles, gouaches, dessins à la plume et au fusain, papiers collés et déchirés, ardoises gravées. Son œuvre aboutit et s’achève avec les Étoffes cousues. Plus de cent pièces créées pendant les trente dernières années de sa vie. Ses deux grandes expositions au Musée de Brest sont organisées par René Le Bihan (1937-2025), conservateur du musée des Beaux-Arts, ami et fidèle admirateur, en 1970 et 1982. Elle laisse une œuvre immense inspirée de sa Bretagne natale aux aspirations universelles.


En partenariat avec le service Musées-Patrimoines de Brest métropole

Jeudi 18 juin 2026 à 18 heures

Anatomie du musée des Beaux-Arts de Brest

De 1875 à aujourd'hui

par Sophie Lessard, directrice du service Musées-Patrimoines et du Musée des Beaux-Arts de Brest métropole

Conférence présentée dans le cadre de la parution 

du N° 246 des Cahiers de l'Iroise : René Le Bihan, l'œil absolu.


Le Musée des Beaux-Arts de Brest est le fruit d’une longue histoire. Il a officiellement ouvert ses portes au public en 1877. Il bénéficiera de dons, d’achats de la ville, de legs exceptionnels ainsi que des envois de l’État. Détruit dans la nuit du 4 au 5 juillet 1941, la construction d’un second musée, inauguré en 1968, a marqué son histoire récente. Les collections connaîtront alors une expansion significative. Aujourd’hui, le musée abrite une importante collection de peintures, de sculptures, d’arts graphiques (dessins et estampes), d’art non occidental, d’art populaire régional volontiers associée à la vocation maritime de la ville de Brest. L’enjeu actuel est la préservation de cette collection majeure et la transmission aux générations futures, grâce à la création d’un pôle de conservation externalisé dont la livraison est prévue en 2029.


Programme 2e semestre 2026

Les conférences de la SEBL du second semestre 2026 

bénéficient du label national 400 ans de la Marine nationale... 



Jeudi 17 septembre 2026 à 18 heures

1781, the Battle off the Virginia Capes
De Grasse et la victoire de la Chesapeake

par le contre-amiral Jean-Yves Nerzic

Conférence présentée dans le cadre de la parution du Hors-série N° 14 des Cahiers de l'Iroise : 400 ans de Marine à Brest.


Pour que la victoire des Insurgents soit sa revanche sur traité de Paris, Louis XVI envoie en 1780 un premier échelon de soutien, « l’Expédition particulière » puis, l’année suivante, une armée navale commandée par de Grasse, qui craint de ne pas avoir les moyens de remplir les diverses missions qui ont été confiées. C’est alors qu’intervient le pacte de famille. Charles III, roi d’Espagne, renonce à ses projets sur la Jamaïque, prend en charge la protection des colonies française et fait l’avance du million et demi de livres tournois réclamé par Washington.

Le 30 août, de façon inattendue, de Grasse se présente devant la baie de Chesapeake. Il en établit le blocus, débarque 3 200 soldats et, surtout, fait remettre à Washington « le nerf de la guerre ». Le 5 septembre, l’armée navale ennemie est à la vue. Les fonds lui étant mal connus, Graves renonce à attaquer au mouillage et effectue un long virement de bord tous à la fois, dont l’avant-garde française profite pour appareiller. Les Britanniques sont lents à se former en ligne de combat, les Français, qui les outrepassent largement, manœuvrent bien. Après quelques heures de vain canonnage, la nuit tombée, les deux flottes se séparent. Elle ne se reverront plus et, à terre, le siège de Yorktown peut commencer…


dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine 2026

Salon Colbert - Hôtel de Ville de Brest

Samedi 19 septembre 2026 à 16 heures

Quand Fleuriot de Langle 

préparait à Brest l'expédition Lapérouse

par le contre-amiral François Bellec de l'Académie de marine

Conférence présentée dans le cadre de la parution du Hors-série N° 14 des Cahiers de l'Iroise : 400 ans de Marine à Brest.



Mardi 13 octobre 2026 à 18 heures

Les Françaises en guerre : l’engagement des femmes dans la Résistance et la France libre (1940-1945)

par Coralie Guého, médiatrice culturelle

au Musée de la Résistance en Bretagne


Face à l’Occupation et aux violences de la guerre, des Françaises se sont mobilisées et organisées contre l’oppression nazie. Combattantes avec ou sans uniformes : résistantes, volontaires de la France libre, Justes parmi les nations… Elles ont, au péril de leur vie, pris le chemin de la liberté. Leurs activités, souvent liées à des tâches quotidiennes comme l’hébergement, le ravitaillement ou le secrétariat, ont laissé peu de traces. Marginalisées à l’époque, les femmes ont été largement oubliées après la guerre, à une période où pourtant une place politique leur est donnée.


Jeudi 15 octobre 2026 à 18 heures

« Vue du port de Brest, prise de la cale de la vieille intendance » (1796) de Louis-Philippe Crépin

par Jean-Yves Besselièvre, administrateur du Château-Musée de la Marine de Brest

Conférence présentée dans le cadre de la parution du Hors-série N° 14 des Cahiers de l'Iroise : 400 ans de Marine à Brest.



Jeudi 19 novembre 2026 à 18 heures

L’art de Maurice Rollet de l’Isle, ingénieur hydrographe

par Pascal Aumasson, conservateur du patrimoine,

et Xavier Laubie, Service historique de la Défense, Brest 

Conférence présentée dans le cadre de la parution du Hors-série N° 14 des Cahiers de l'Iroise : 400 ans de Marine à Brest.



Jeudi 17 décembre 2026 à 18 heures

Sa Majesté Angiboust,

roi des élèves-chirurgiens de la Marine

par l'historien Olivier Polard

Conférence présentée dans le cadre de la parution 

du N° 247 des Cahiers de l'Iroise : Fêtes & festivals brestois.



Conférences passées

Jeudi 15 janvier 2026 à 18 heures

À propos de l'expression « Au gui l’an neuf »

par l'ethnologue Fañch Postic


L'expression « Au gui l’an neuf ! » est généralement comprise comme le souvenir du cri des druides coupant le gui avec leur serpe d’or au premier janvier. La conférence s'attachera à démonter une interprétation ancienne et fantaisiste qui repose sur une fausse étymologie de termes attestés sur toute la façade atlantique de l’Europe pour désigner les étrennes ou les pratiques du changement d’année. La Bretagne offre de ce point de vue un terrain d’observation privilégié car, sous le nom d'eginane, cela y a donné lieu, jusqu’au début du XXe siècle, à des tournées de quêtes tant à la campagne, où elles étaient chantées, que dans certaines villes comme Landerneau. Quel est le sens de ces pratiques ? Auraient-elles tout de même une origine celtique ?...


Jeudi 12 février 2026 à 18 heures

Les ors de la Banque de France

par l'historien Yves Coativy

coprésident d'honneur de la SEBL


Les Brestoises et les Brestois connaissent tous l'épisode du passage de l'or de la Banque de France à Brest en juin 1940, qui s'est réglé in extremis la veille de l'occupation par les Allemands. Mais en réalité, les économies métalliques de la France sont passées à Brest à quatre reprises. Après avoir rapidement rappelé le rôle de l'or dans l'économie d'un pays, l'exposé illustré sera l'occasion d'évoquer ces épisodes peu connus. Historien médiéviste, Yves Coativy est spécialiste de l'histoire de la monnaie et des métaux précieux.


Jeudi 19 mars 2026 à 18 heures

Le sport à Brest

par l'historien et journaliste Georges Cadiou


« Georges Cadiou, 74 ans, ancien grand reporter à Radio France en poste à Quimper. J’ai écrit une trentaine d’ouvrages sur divers sujets sportifs ou autres, notamment sur l’histoire de la Bretagne. J’ai écrit deux livres sur le Stade brestois et plusieurs livres sur le cyclisme où les champions brestois sont présents de même que les grandes heures de l’ancien vélodrome de Kerabecam. Avant même le Tour de France, il y eut une course de légende : la Paris-Brest et retour créée en 1891. Les Brestoises et les Brestois ont brillé en cyclisme, en football, mais aussi en athlétisme, en basket, en handball, en voile et même en boxe. Le sport brestois doit beaucoup aux patronages laïcs et catholiques, mais aussi aux militaires de la Marine. De tout cela, je vous propose de vous en parler… » Georges Cadiou


Jeudi 30 avril 2026 à 18 heures

Le breton et les pratiques pédagogiques

par le sociolinguiste Erwan Le Pipec


La chute du nombre des locuteurs du breton crée parfois une certaine inquiétude. Pourtant, outre la question du nombre, il faut souligner que l’âge des bretonnants s’est aussi spectaculairement abaissé : un sur trois a aujourd’hui moins de 40 ans. Alors, puisque les jeunes se voient souvent reprocher de parler un breton totalement différent de leurs ainés, qu’en est-il réellement ? Le travail de terrain présenté ici montre que le breton des enfants est en réalité un phénomène bien plus complexe...


Jeudi 21 mai 2026 à 18 heures

Film documentaire 35'

Nous étions enfants à la Libération de Brest

projection présentée et commentée

par Christophe Chiron, Jean Kermarrec

et Maurice Milin de l'ORB- Office des Retraités Brestois


Dès le début de l’occupation allemande en juin 1940, les bombardements alliés débutent sur Brest et s’intensifieront au gré des présences des grands navires de l’occupant. La préservation de la population devient très vite une grande préoccupation des élus qui incitent fortement les personnes « inutiles » à se réfugier hors de Brest, soit de façon diffuse dans les environs, soit de façon organisée vers deux départements refuges, la Sarthe et le Loir-et-Cher... Dès la Libération en septembre 1944, tous ces réfugiés ne songent qu’à une chose : revenir au plus vite à Brest et retrouver leur maison ! C’est ce que vont nous raconter les témoins de ce film documentaire qui étaient enfants il y a 80 ans...